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ACCOMPAGNEMENT POUR
FEMMES VIVANT DES DIFFICULTÉS
RELIÉES À LA PROSTITUTION

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SORTONS LES FEMMES DE LA RUE

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Pour toutes celles qui veulent retrouver leur liberté


Bonjour à vous toutes,

 

J’ai vécu cette rude épreuve un jour et je veux que vous compreniez que cela  arrive à n’importe qui. C’ est pourquoi on ne doit jamais porter de jugements sur ces femmes ou filles de la rue.

 

J’ ai moi-même  connu la terreur de vivre dans la peur.

 

poignets attachés genoux« J’ai quinze ans, un soir je subi un viol,  il m’oblige à me dévêtir devant lui,  quelle humiliation lorsqu’ on vient d’ une famille très pudique, surtout avec une carabine à deux pas de soi. Je suis comme changée en statue de sel, je suis en état de choc, je me souviens comme dans un rêve m’être dévêtue et avoir montée l’ escalier et puis c’est le trou noir.

 

Je retourne chez moi comme si rien n’ était, il m’a prévenue avant de me laisser partir   » Si tu parles je tue tes parents »,  je suis assommée. Je croyais que j’ en avais fini avec lui, mais non, il me laisse partir mais il spécifie que je dois être là sans faute le lendemain, et que si je parle tout ce que je dirai lui sera rapporté, car il me fait suivre.  Sinon je serai responsable de la mort de mes parents.

 

Je suis en état de choc,  je panique et je pleure tout le long de la route qui conduit chez moi, ma vie vient de s’ écrouler en une soirée, je suis pieds et poings  liés, que vais-je devenir ?

 

Ma vie à partir de ce moment je l’ai vécue comme une automate. Tous les jours après l’école,  je me  rend chez eux, sa compagne du moment était complice avec lui. Elle commence à me  montrer comment me maquiller et m’ habiller pour mettre mon corps en valeur sans pourtant me dire dans quel but.

 

J’ aurais préférer ne pas le savoir du tout à vrai dire , je suis une fille de la  campagne, je suis arrivée  à la ville il y a environ deux mois , je n’ ai jamais connu  d’ hommes  encore, vous imaginez comment on peut se sentir quand on nous dit qu’ à partir de maintenant notre vie sera de faire le trottoir et de rapporter de l’ argent, cela m’ a tuée.

 

Sortir dans les soirées pluvieuses ou glaciales, pour rapporter  à mon proxénète toute la somme que j’ avais réussi à gagner, après des heures à me promener sur le trottoir et à faire la belle, vous le savez vous, qui faite partie de ces femmes abusées, la fameuse phrase « sois belle et tais- toi  » elle remonte à mon esprit  » ou celle-ci: « au prix que m’ as chargé, tu peux en faire plus non? »

 

 

Je comprend difficilement que des femmes puissent faire la rue et dire qu’elles aiment cela!

 

À  suivre.

 

Julie V.

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