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ACCOMPAGNEMENT POUR
FEMMES VIVANT DES DIFFICULTÉS
RELIÉES À LA PROSTITUTION

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SORTONS LES FEMMES DE LA RUE

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Démantèlement d’un réseau de trafic de nourrissons en Chine


Le cas Nang

Nang, 19 ans vit au Myanmar (Birmanie) et ne va pas à l’école. Elle travaille comme travailleuse journalière pour aider sa famille à survivre, quand une « opportunité » se présente à elle. Après plusieurs jours à travailler dans une plantation de bananes, elle est accusée à tort de vol, battue et se réveille inconsciente en Chine.
« Quand j’ai réalisé ce qui m’arrivait, j’ai eu très peur. Je ne savais pas quoi faire. J’ai juste pleuré désespérément » se rappelle Nang.

La jeune fille de 19 ans se tient courageusement devant une grande foule de fonctionnaires du gouvernement, de décideurs et de travailleurs de la société civile et raconte son histoire lors d’un événement rassemblant les victimes et survivants de la traite humaine.

Nang, qui est l’aînée des quatre enfants de sa famille, vit à Kyaing Tong, dans la partie orientale du Myanmar. Ses parents vivent de petits boulots, mais leurs revenus répondent à peine aux besoins élémentaires de la famille. Nang n’a pas eu la chance d’étudier. Elle travaillait comme travailleuse journalière dans les rizières pendant la saison des récoltes. Quand la saison des récoltes a pris fin, les chantiers de construction sont devenus son nouveau lieu de travail.

 

« Travailler sur un chantier, ce n’est pas une tâche facile du tout. Ce n’est pas un endroit sûr, surtout pour une jeune fille. Mais je n’avais pas le choix. Mes parents avaient du mal à nourrir quatre d’entre nous et à scolariser mes frères et sœurs. En tant que fille ainée je me devais de les aider » dit Nang. Elle, qui cherchait à aider sa famille financièrement, a facilement cru le courtier lorsqu’il s’est approché d’elle et lui a proposé un travail mieux rémunéré.

« Le courtier m’a dit que j’aurais à travailler dans la plantation de bananes à Tar Lot, la ville à la frontière entre le Myanmar et la Chine et que je pourrais gagner jusqu’à 10 000 kyats [12 dollars] par jour. C’est beaucoup d’argent comparé à ce que je gagnais tous les jours dans les rizières ou sur le site de construction. Je suis donc allé là-bas avec le courtier et j’ai travaillé dans la plantation de bananes. Après deux jours, ils m’ont accusé d’avoir volé de l’argent et m’ont battue.

Puis quelqu’un a jeté de l’eau sur mon visage et je ne sais pas ce qui s’est passé. Quand j’ai repris conscience, j’étais chez une femme chinoise à l’ouest de Kumin. Ils m’ont dit que je lui avais été vendue pour 300 000 kyats [350 dollars]. Cette femme était la propriétaire d’une fabrique de glace et j’ai dû travailler là-bas. Je devais me lever à 5h du matin et travaillais jusqu’à 18 heures. Il faisait très froid et mes mains étaient engourdies tout le temps. Ils m’ont donné très peu de nourriture et j’avais tout le temps faim », explique Nang se rappelant son cauchemar.

Lorsque Nang a disparu de la plantation de bananes, sa mère était très inquiète. Elle a demandé de l’aide à Vision du Monde qui l’a aidée à contacter la police. Après cinq semaines, le courtier a été arrêté et heureusement pour Nang, elle a revu ses proches à nouveau.

« Quand mon père m’a vue, il a éclaté en sanglots. Nous sommes très heureux d’être à nouveau ensemble. Je suis tellement reconnaissante à Vision du Monde pour m’avoir aidée à être de nouveau avec ma famille. Je ne souhaite à personne de vivre cette terrible expérience. Nous, les jeunes, nous ne devons pas croire facilement ce que les autres personnes nous disent » explique-t-elle.

Aujourd’hui, Nang veut sensibiliser l’opinion sur la traite humaine des plus jeunes et a décidé de partager son histoire lors de l’évènement organisé par Vision du Monde rassemblant les victimes et les survivants de la traite. « Pour nous protéger, nous avons besoin d’aller à l’école et d’être sensibilisés. Il est vraiment important pour chacun d’avoir conscience de ce phénomène afin que nous puissions nous même nous protéger mais aussi protéger notre entourage » conclut Nang.

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